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football

La Premier League en chiffres  (football) posté le lundi 28 mai 2007 15:32

Auréolée de ses brillants résultats européens, et en attendant la finale de la Ligue des Champions de Liverpool contre Milan, la Premier League vient de fermer ses portes. Retour en chiffres sur le meilleur championnat d’Europe.

Par Gildas Devos

Manchester interrompt Chelsea
Le Chelsea d’Abramovitch et Mourinho, champion d’Angleterre depuis deux saisons avec respectivement 95 et 91 points, semblait parti pour une longue domination. Mais cette année, les Blues n’en ont pris que 83, soit six de moins que Manchester United, le nouveau champion. Avec ce 16e titre, le premier depuis 2003 mais également le 9e depuis 1993, MU, dauphin l’an passé, revient à deux longueurs du record détenu par Liverpool, qui n’a plus été champion depuis 17 ans. Manchester aura mérité ce titre, même si, sur l’ensemble des premières mi-temps, c’est bien les Blues qui ont les meilleurs chiffres, avec 74 points pris contre 67 pour leurs rivaux du Nord. Chelsea, avec 83 unités, serait d’ailleurs champion dans tous les grands championnats d’Europe, hormis l’Italie, ou l’Inter a tout écrasé avec 93 points.

Avec 89 unités, Manchester se situe dans la moyenne haute, puisqu’il s’agit du 16e score de l’histoire outre-Manche. Le record du Liverpool 1979 (98) n’est d’ailleurs pas si loin. Dans le détail, Manchester a remporté 28 de ses 38 matches, concédant cinq nuls et autant de défaites, soit deux de plus que Chelsea. De plus, les Red Devils ont marqué lors de 34 matches, soit autant que Chelsea, gardant leur but inviolé pendant 16 matches, contre 23 pour les Blues, meilleure défense de Premier League (24, contre 27 pour MU). La différence se sera faite sur les matches nuls, qui auront pénalisé les Londoniens (11 contre 5). Les deux équipes n’ont d’ailleurs jamais subi deux défaites d’affilée cette saison, contrairement à Arsenal (3) ou… Wigan (8), tandis que les Gunners et Liverpool terminaient à 15 longueurs de Chelsea !

Drogba plane enfin
Après deux premiers exercices mitigés (dix et treize buts), l’ancien Manceau, Guingampais et Marseillais Didier Drogba, profitant de la méforme surmédiatisée de Shevchenko (quatre buts !), s’est enfin révélé à l’Angleterre. Avec 20 réalisations, il fait cependant moins bien que ses prédécesseurs, Henry (27, 25 et 30 ces trois dernières années, 24 en 2002), Van Nistelrooy (25 en 2003), Hasselbaink (23 en 2001) ou Philipps (30 en 2000). Il faut remonter à 1999 pour constater un score plus faible (Owen, Yorke et Hasselbaink, 18).

Thierry Henry, triple tenant du titre, a logiquement souffert des multiples blessures qui l’ont handicapé cette saison. Il est cependant parvenu à inscrire dix buts, dont trois penalties, en 17 matches, soit une moyenne (0,59) légèrement supérieure à celle de Drogba (0,55). Derrière le protégé de José Mourinho pointe à deux longueurs le buteur sud-africain de Blackburn Benny McCarthy, qui, grâce à ses six buts lors des huit derniers matches, et malgré ses 66 hors-jeu, record du championnat devant Bellamy (57), a grillé sur le fil Cristiano Ronaldo, auteur pour sa part d’une saison exceptionnelle, avec 17 buts, dont trois penalties, et 14 passes décisives.

Un classement des «assists» que le Portugais domine devant deux Espagnols, Cesc Fabregas (Arsenal, 13) et Mikel Arteta (Everton, 11), l’ancien Parisien partageant sa 3e place avec Morten Pedersen (Blackburn) et Wayne Rooney (MU). Il est en revanche moins efficace en termes de réussite, puisqu’il lui a fallu 88 tentatives pour inscrire ses 17 buts, quand Drogba frappait 46 fois au but (20 buts), Berbatov 48 (12), McCarthy (18) et Henry (10) 44, Rooney 61 (14) et Lampard 62 (8). Au total, Drogba a marqué toutes les 156 minutes, il est derrière Van Persie (138) ou Solskjaër (145), il fait exactement comme Henry (157), mais devance Ronaldo (172), Crouch (176) ou McCarthy (177), tandis qu’il fallait 218 minutes à Saha, et 220 à Rooney, pour inscrire un but.

En bref
L’an passé, la moyenne de buts fut de 2,48 en Angleterre, contre 2,81 en Allemagne, 2,62 en Italie, 2,44 en Espagne, et 2,13 en France. Cette année, on reste sur les mêmes bases, avec 2,45 buts anglais par match (Allemagne 2,72, Italie 2,51, Espagne 2,36, France 2,23). Avec 83 buts inscrits (C.Ronaldo 17, Rooney 14, Saha 8, Solskjaër 7) et 2,2 buts par match, Manchester n’a pas d’équivalent en Angleterre, Chelsea pointant à 19 unités. En Europe, Lyon (1,69), Barcelone (1,88) et l’Inter Milan (2,11) sont dominés, mais pas le Werder Brême (2,24), un spécialiste du genre puisque l’an passé il tournait à 2,32.

L’an passé, les Frenchies avaient écrasé la concurrence, avec 84 buts (Henry 27, Cissé 9, Saha et Pires 7…), contre 49 pour les Pays-Bas et 32 pour l’Irlande. Cette année le contingent tricolore s’est allégé, mais la France domine toujours le classement par pays, avec 52 buts (Anelka 11, Henry 10, Saha 8…). Elle devance l’Irlande (44) et le Nigeria (42). Au total, les joueurs étrangers ont inscrits 60.76 % des buts en Angleterre, contre 63.81 % en Allemagne, 52.6 % en France, 50.44 % en Espagne et seulement 32.22 % en Italie.

D’ailleurs, il n’y a que deux Anglais dans les dix meilleurs buteurs, Darren Bent (14), qu’Eriksson avait écarté au profit de Walcott lors de la dernière Coupe du Monde, malgré ses 18 buts, et Rooney (14), contre sept Italiens dans les neufs premiers gâchettes du Calcio. Le dernier Mondial a d’ailleurs symbolisé cet écart entre les deux pays. La Premier League reste le meilleur championnat d’Europe en termes de spectacle et de résultats européens. Mais le onze d’Angleterre risque de souffrir encore longtemps de la politique de stars exacerbées de ses clubs.

Sources :http://stats.premierleague.com/ et http://www.footballdatabase.eu/


  Classement final

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Le bilan de la saison  (football) posté le lundi 28 mai 2007 15:19

Lyon sacré, Marseille dauphin, et Toulouse étonnant troisième ; Troyes, Sedan et surtout Nantes relégués, retrouvez notre bilan détaillé du championnat, équipe par équipe.

Lyon : 1er avec 81 points
Champion de France pour la sixième année consécutive, l’Olympique Lyonnais est entré dans l’histoire du football français. Irrésistible en début de saison, le club rhodanien a démontré qu'il existait un gouffre avec les autres formations de Ligue 1 durant les six premiers mois mais de nombreux accrocs sont apparus après le mercato. L’élimination en 8es de finale de la Ligue des Champions contre la Roma a été durement ressentie tout comme la défaite en finale de la Coupe de la Ligue. Le groupe est apparu moins uni et les dissensions internes ont conduit Gérard Houllier à demander sa liberté, un an avant l’échéance de son contrat. Des soubresauts qui ne doivent pas faire oublier la nette domination de l’OL sur le championnat.

Marseille : 2e avec 64 points
Bien qu’inconstant, l’Olympique de Marseille a réalisé une très belle saison couronnée par une seconde place synonyme de retour en Ligue des Champions. Une réussite à peine atténuée par la défaite en finale de Coupe de France, durant la séance de tirs au but, face à Sochaux. Les coulisses ont pourtant été agitées à l’OM avec l’épisode du vrai-faux rachat par Jack Kachkar. Le secteur sportif a pour sa part bien tenu la barre. Le mérite en revient à Albert Emon qui dispose du soutien de son groupe et prône un jeu offensif assez rare en Ligue 1. L’OM doit désormais conserver ses meilleurs éléments pour espérer aller encore plus haut.

Toulouse : 3e avec 58 points
Toulouse est le grand gagnant de la fin de championnat. Sous la coupe d’Elie Baup, les joueurs de la Ville Rose ont obtenu le précieux sésame à la dernière minute de la dernière journée. Mais que cette situation va faire jaser. Vainqueur sur tapis vert à Nantes, Toulouse a dû attendre une tête de Fauvergue à Lille, dans le fin fond des arrêts de jeu, pour valider son billet. Tout cela n’est tout de même pas immérité. L’amalgame entre les anciens, Arribagé en tête, et les trouvailles, comme Elmander, a parfaitement fonctionné. Le club du président Sadran grandit à vitesse grand V. A lui de confirmer la saison prochaine sur le Vieux Continent.

Rennes : 4e avec 57 points
Une énième fois, comme depuis deux ans, Rennes pleure à grosses gouttes au terme de l’ultime journée. Les Bretons ont échoué à une minute du Graal. Revenus en boulet de canon en cette fin de championnat (invaincus lors des 11 derniers matches), les partenaires de John Utaka ont un temps touché du doigt la Ligue des Champions. Finalement, ils échouent au pied du podium pour une unité. Pas si illogique que cela, eux qui n’y étaient pas montés de la saison. Il faudra repartir la saison prochaine avec en lot de consolation l’UEFA au programme. Pas si mal alors que le club a pointé à la 20e position au mois d’août.

Lens : 5e avec 57 points
Lens a tout perdu ! Présents sur le podium du championnat depuis la 13e journée, les joueurs de l’Artois en sont brutalement descendus au terme de cette ultime levée de la saison. Incapables de l’emporter à Troyes (3-0), déjà relégués, les Sang et Or devront se contenter de l’Intertoto ! Terrible alors qu’ils avaient leur destin entre les pieds. La pilule de l’affaire Nantes-Toulouse risque d’être dure à avaler pour le club de Gervais Martel, qui a complètement sombré en fin de championnat. Il faudra sûrement réfléchir aux raisons de cet échec.

Bordeaux : 6e avec 57 points
Bordeaux aura réussi une saison mi-figue mi-raisin. Les Aquitains échouent dans leur quête de la Ligue des Champions, objectif annoncé par le président Triaud. Mais Bordeaux pourra se consoler avec la victoire en Coupe de la Ligue, acquise contre Lyon. Les hésitations de Ricardo quant au système à adopter avec un Micoud inconstant auront finalement coûté cher. Limité par le rendement offensif de son équipe (39 buts en 38 journées), le technicien brésilien n'a pu s'appuyer sur la solidité défensive de la saison précédente, notamment à l'extérieur (9 défaites). La donne pourrait changer la saison prochaine avec les départs annoncés de certains cadres : Darcheville, Jemmali mais aussi le milieu international Mavuba ne seront en effet plus de la partie la saison prochaine. Une page se tourne peut-être en Gironde.

Sochaux : 7e avec 57 points
Le FC Sochaux aura dépassé toutes ses espérances cette saison. De retour en France, Alain Perrin est parvenu à reproduire dans le Doubs les secrets de sa réussite de l’époque troyenne. Le groupe sochalien ne comporte pas de joueurs de renom mais l’ancien entraîneur de l’OM a réalisé quelques bons coups (Karim Ziani, Jérôme Leroy) et réussi à construire une équipe solidaire mais aussi joueuse. Le couronnement de cette année imprévue a été la victoire en finale de Coupe de France face à Marseille. Un trophée attendu dans le Doubs depuis 70 ans.

Auxerre : 8e avec 54 points
La succession de Guy Roux a enfin été possible à l’AJA. Après le rejet de la greffe Jacques Santini, le club bourguignon s’en était remis à Jean Fernandez désireux de quitter l’OM. Malgré un début de saison inquiétant et une élimination précoce en Coupe UEFA, Auxerre a assuré son maintien et a pu compter sur l’émergence de certains talents comme le latéral droit Bakary Sagna ou l’attaquant polonais Ireneusz Jelen. Une saison sur laquelle Jean Fernandez voudrait construire mais de nombreux départs sont annoncés (Sagna, Kaboul, Akalé…).

Monaco : 9e avec 51 points
On peut encore se demander comment l’ASM est parvenue à passer à côté de sa saison avec un effectif de grande qualité sur le papier. La faute en revient à un début d’exercice complètement manqué en raison d’une fracture entre Laszlo Bölöni et son groupe. Les méthodes parfois abruptes du Roumain ne passaient pas et Michel Pastor a été contraint de le remplacer par Laurent Banide. Si Monaco n’a pas retrouvé les sommets pour autant, la présence en Ligue 1 pour la prochaine saison a été vite acquise. Laurent Banide confirmé, l’ASM aspire à retrouver les premiers rôles et devrait recruter en conséquence.

Lille : 10e avec 50 points
Le LOSC a tout perdu lors des dernières journées. Accaparés par la Ligue des Champions où les Dogues ont réussi un très joli parcours ponctué par une qualification pour les 8es de finale, les Lillois ont durement encaissé le contrecoup de l’élimination face à Manchester United et le groupe s’est peu à peu éparpillé au gré des intérêts personnels. Lille a alors subi plusieurs revers en championnat qui l’ont écarté des places européennes et fait plonger dans le milieu de tableau. Des derniers mois qui pourraient venir gâcher le travail de consolidation du club entrepris par Claude Puel depuis plusieurs années.

Saint-Etienne : 11e avec 49 points
L’ASSE aura très mal géré sa fin de saison autant sur le plan sportif que sur le plan humain. Encore en lice pour les places européennes à quelques encablures de la fin, Saint-Etienne a perdu ses espoirs en raison d’une trop grande inconstance à Geoffroy-Guichard. Les Verts ne disputeront même pas l’Intertoto et s’apprêtent à vivre une intersaison mouvementée. Ivan Hasek est ainsi en balance et des rumeurs de dissensions avec son adjoint, Laurent Roussey, sont apparues dans la presse. Le staff a aussi manqué de tact envers Julien Sablé, présent au club depuis 12 ans et poussé sans ménagement vers la sortie.

Le Mans : 12e avec 49 points
Les Sarthois auront passé la saison dans un relatif anonymat. Jamais en danger, jamais dans les premières positions, le MUC 72 a navigué dans le milieu de tableau. Pour se sortir de ce quotidien parfois terne, les Manceaux ont pu compter sur la Coupe de la Ligue et un joli parcours qui les a conduits jusqu’en demi-finales face à l’Olympique Lyonnais. Cette saison aura été celle de l’éclosion du talent de Grafite. Le buteur brésilien a trouvé une belle complicité avec le jeune Samassa et s’est affirmé comme l’un des meilleurs buteurs de Ligue 1.

Nancy : 13e avec 49 points
Nancy s’est fait peur. Confirmer est toujours plus difficile et les Lorrains ont failli l’apprendre à leurs dépens. Auréolée d’une victoire en Coupe de la Ligue et d’une qualification en Coupe UEFA pour son retour parmi l’élite, l’ASNL espérait poursuivre sa progression mais l’effectif n’était pas assez profond pour disputer plusieurs compétitions de front. Les quelques coups d’éclat en Coupe UEFA (élimination de Schalke 04) ont parfois fait perdre de vue aux Nancéiens la priorité du championnat. Un dernier coup de collier a tout de même permis à Nancy d’assurer son maintien au terme d’une saison instructive pour Pablo Correa.

Lorient : 14e avec 49 points
Lorient avait frappé le premier coup de tonnerre en s’imposant à Paris lors de la journée d’ouverture. Avec la confiance acquise au Parc des Princes, les Bretons ont bien appréhendé la différence de niveau entre la Ligue 2 et le premier échelon. Les quelques alertes ont été vite endiguées par les hommes de Christian Gourcuff qui n’ont finalement que très peu flirté avec la zone rouge. Le technicien breton va donc pouvoir continuer à construire mais pourrait ne pas renouveler l’expérience des joueurs à relancer suite aux échecs de Steve Marlet ou Fabrice Fiorèse.

Paris : 15e avec 48 points
La pire saison de l’histoire du club. Plombé par une défaite d’entrée au Parc contre Lorient, le PSG a enchaîné les mauvais résultats et a même figuré dans la colonne faits divers avec la mort d’un supporter à la suite d’un match de Coupe UEFA face à l’Hapoel Tel-Aviv et de nombreux débordements lors de cette soirée. Des événements qui ont conduit à la fermeture partielle de la tribune Boulogne durant quelques mois. Sur le plan sportif, Guy Lacombe a payé la crise sportive et a été remplacé par Paul Le Guen. Longtemps relégable, le club parisien a peu à peu refait surface sous la direction du Breton et assuré son maintien lors de la 37e journée. Une saison à très vite oublier.

Nice : 16e avec 43 points
Il était temps que la saison se termine pour l’OGCN. Le club azuréen a ainsi vécu des derniers mois mouvementés avec des luttes de pouvoir intenses entre les différents actionnaires. Un climat orageux qui n’a pas été sans conséquences sur le secteur sportif. Souvent menacé, Frédéric Antonetti a montré des signes d’agacement envers ces problèmes mais aussi auprès des arbitres, coupables à ses yeux de trop d’erreurs vis-à-vis de son équipe. L’entraîneur niçois a tout de même mené à bien sa mission en sauvant le club mais il ne semble pas assuré de rester à la tête de l’OGCN.

Valenciennes : 17e avec 43 points
Le maintien suffit au bonheur du VAFC. Promus en Ligue 1, les Nordistes avaient réalisé un bon début de championnat qui leur a permis de prendre leurs distances avec la zone rouge. Une entame en partie due à la réussite inattendue de l’ancien meilleur buteur du National et de Ligue 2, Steve Savidan. L’essoufflement du goleador a correspondu avec la perte de vitesse de Valenciennes. Les hommes d’Antoine Kombouaré ont assuré l’essentiel en fin de saison avec leur survie en L1.

Troyes : 18e avec 39 points
Le couperet est tombé pour l’ESTAC. Jean-Marc Furlan n’aura pas réussi à maintenir les Aubois pour la deuxième année consécutive et va quitter son poste. La principale erreur de l’ancien entraîneur de Libourne Saint-Seurin est à trouver dans son casting offensif. Le Brésilien Weldon et le Polonais Saganowski ont vite quitté l’Aube et ont laissé David Gigliotti bien seul sur le front de l’attaque. Avec une puissance offensive trop limitée pour une équipe pratiquant un jeu vers l’avant, Troyes est rentré dans le rang et retrouvera la Ligue 2 malgré quelques coups d’éclats (victoires contre Lyon et Bordeaux).

Sedan : 19e avec 35 points
Retrouver Sedan dans la charrette pour la Ligue 2 n’est pas une surprise mais les Ardennais auront longtemps repoussé l’échéance. La nomination de José Pasqualetti, en remplacement de Serge Romano en cours d’exercice, aura été bénéfique pour des Sedanais adeptes d’un jeu offensif. Le technicien corse n’hésitait ainsi jamais à aligner trois attaquants d’entrée. Des risques qui n’ont pas payé en raison d’une défense beaucoup trop juste pour le haut niveau malgré un bon Regnault dans les buts.

Nantes : 20e avec 34 points
Un monument du football français est tombé. En danger depuis plusieurs saisons, le FCNA n’a pas pris les bonnes options pour redresser le navire chancelant et a payé au prix fort un recrutement manqué (Wilhelmsson, Boukhari, Adriano, Stojkovic). Symbole de la déliquescence nantaise, la valse des entraîneurs avec les limogeages successifs de Serge Le Dizet puis de Georges Eo avant l’arrivée du tandem Der Zakarian-N’Doram. L’épisode Barthez aura également perturbé un groupe déjà fragilisé par le manque de managérat fort. La fin d’une époque a donc sonné à Nantes.


  Toute la 38e journée
  Comptes Rendus de match
  Toulouse-Bordeaux (3-1) : Toulouse arrache la C1 !
  Lille-Rennes (1-1) : Rennes s'y voyait déjà
  Troyes-Lens (3-0) : Lens perd tout
  Marseille-Sedan (1-0) : Nasri finit le travail
  Lorient-Paris SG (0-1) : Paris termine la tête haute
  Monaco-Nancy (2-0) : Première pour une dernière
  Sochaux-Saint-Etienne (1-0) : Belle conclusion pour Sochaux
  Lyon-Nantes (3-1) : Houllier sortie réussie
  Valenciennes-Auxerre (1-3) : Auxerre trop fort
  Nice-Le Mans (3-3) : Bouquet final
  Magazines d'avant-journée
  Zoom sur Lyon, Houllier démissionne !
  Zoom sur Saint-Etienne, Les chantiers de l'ASSE
  Zoom sur Nancy, Prendre le Rocher d'assaut
  Retour sur la décision de la commission de discipline
  Zoom sur le Paris SG, Un grand coup de balai ?
  Zoom sur Lyon, Juninho rempile
  Zoom sur Lens, Cousin secoue Lens
  Interviews d'après-match
  Gillot : «On est punis»
  Emon : «On mérite notre place»
  Ils ont dit spécial champions
  B. Cheyrou «Pas d'excuse»
  Antonetti, «Sur les rotules»
  Ils ont dit...
  Interviews d'avant-match
  Houllier : «Dur mais passionnant»
  Nasri : «Je n'ai pas tout montré !»
  Infos Ligue 1
  Résultats et classement
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Milan au septième ciel  (football) posté le jeudi 24 mai 2007 17:30

En battant Liverpool grâce à un doublé de Filippo Inzaghi (2-1), le Milan AC a pris sa revanche sur les Reds et remporte sa septième C1. Les Lombards n'ont pas joué le meilleur match de leur saison mais, globalement dominés par Liverpool, ont fait la différence par leurs individualités.

MILAN AC - LIVERPOOL : 2-1
Buts : Inzaghi (45, 82e) pour Milan - Kuyt (89e) pour Liverpool

Comme Athènes, Milan est éternel. Treize ans après avoir effacé la douleur d'une finale perdue face à l'Olympique de Marseille et terrassé Barcelone dans la capitale hellène, le club lombard a pris une nouvelle revanche au pied du Parthénon. Une revanche froide sur le FC Liverpool, qui avait privé les Lombards d'un trophée qui leur tendait les bras en 2005, et une vendetta à chaud sur une saison longtemps pourrie par l'affaire des matches truqués. Pénalisés en Serie A, les Milanais ont failli ne pas disputer la Ligue des Champions 2006/2007. Certains auraient préféré qu'il en fut ainsi. Il en a été autrement. Et Milan a trouvé dans l'adversité une force mentale hors du commun qui lui a permis de déplacer des montagnes de Belgrade - où les Rossoneri avaient disputé le troisième tour préliminaire au mois d'août - à Athènes, mercredi.

Cette finale, Milan a pourtant semblé en mesure de la perdre. Devant une équipe de Liverpool bien organisée mais sans génie, les Lombards ont constamment fait le dos rond. Mais le Milan AC avait quelque chose de plus. Le probable futur Ballon d'Or Kaka, passeur sur le deuxième but et, et bien évidemment Filippo Inzaghi. "Super Pippo" s'est peut-être offert la plus belle soirée de sa carrière. Deux fois buteur, le champion du monde italien a terminé la rencontre en larmes. Tout comme une bonne partie des joueurs de Liverpool qui n'ont pas réussi à trouver la faille dans une défense milanaise parfois à la limite. Et qui aurait pu craquer plus d'une fois si les Reds s'étaient montrés un peu plus fous. Mais Athènes n'était pas Istanbul. Cette fois, les hommes de Benitez avaient réussi leur entame. Sans doute un signe avant-coureur.

Surpris après moins d'une minute en 2005, Liverpool prend cette fois garde à ne pas démarrer la rencontre avec l'obligation de courir derrière le score. Emmené par Steven Gerrard en position d'électron libre et en soutien de Dirk Kuyt, le milieu de terrain rouge se montre mordant et pousse Milan à la faute. La première intervient sur un contrôle un peu long de Marek Jankulovski que Jermaine Pennant transforme en occasion de but. Dida sort sa première parade de la partie (10e). Milan n'est pas aux abois, loin de là. Mais peine à trouver les intervalles et ce n'est pas un hasard si la première tentative lombarde intervient sur une frappe lointaine que Pepe Reina capte sans peine (16e).

Signé Pippo

Préféré à Alberto Gilardino, Filippo Inzaghi passe de très longues minutes sans toucher le cuir. Et c'est donc en spectateur impuissant qu'il voit Steven Gerrard tenter sa chance sur un centre de Pennant. Le ballon passe largement au-dessus (23e). Il est bien plus proche du cadre sur une reprise lointaine et du plat du pied de Xabi Alonso (27e). Battus dans l'intensité, les joueurs de Carlo Ancelotti subissent. Seul Gennaro Gattuso, averti à l'orée de la mi-temps (40e), semble à son niveau physique habituel. Les Scousers vont plus vite sur le ballon. C'est une nouvelle fois le cas sur une récupération de Gerrard. "Stevie G" sert rapidement Kuyt mais le tir du Néerlandais est contré au dernier moment (36e). Liverpool semble avoir le match en main. Si tant est que cela soit possible face à une formation transalpine. La preuve ? Sur un coup franc d'Andrea Pirlo, Filippo Inzaghi se trouve sur la trajectoire et dévie - involontairement - le ballon au fond des filets de Reina (1-0, 45e).

Comme en 2005, à deux buts près tout de même, Liverpool retrouve Milan en seconde période mené au score. Les Reds reprennent le fil de leur match. Mais Milan se contente du minimum vital en défendant son court mais précieux avantage. Kaka est présent par intermittence mais, sur le peu de ballons qu'il touche, démontre sa justesse de jugement. Clarence Seedorf, excellent depuis le début du printemps, est dans un jour sans. En face, Steven Gerrard continue à se battre mais manque de réussite. Comme sur cette incursion dans la surface italienne conclue par un plat du pied que Dida va chercher avec autorité (62e). Ou sur ce ballon remis dans la course du capitaine rouge par l'arbitre et qui finira quelques secondes plus tard à ras du poteau droit de Dida (72e).

Malgré l'entrée en jeu d'Harry Kewell (59e), le quintuple champion d'Europe, qui a toujours remporté le trophée lorsqu'il disputait la finale face à un club vêtu de blanc, ne parvient pas à concrétiser sa supériorité physique. Milan tient. Peter Crouch arrive (77e). Un peu trop tard. Les espaces se créent. Maladroit sur un centre de Kaka, Inzaghi n'en profite pas (80e). Partie remise. Sur une ouverture du Brésilien Kaka, le champion du monde italien s'en va crucifier Dida d'un crochet parfait (2-0, 82e). Cette fois, Liverpool a les deux genoux à terre. Dirk Kuyt réduit bien la marque de la tête (2-1, 89e). Les fans font bien mine d'y croire. Istanbul est dans les têtes. Mais plus dans les jambes. Athènes sourit à Milan. Encore une fois.

LA DECLARATION : Filippo Inzaghi (Milan AC)

"Etre homme du match est une satisfaction. Mais le plus important est d'avoir gagné ce match. La route a commencé l'été dernier contre l'Etoile rouge. Elle s'achève aujourd'hui. Nous sommes très fiers. Nous avons tous travaillé ensemble. Le premier but est quelque chose que nous avions travaillé avec l'entraîneur. On avait marqué un but comme ça contre Empoli la saison dernière. Quand Kuyt a marqué, nous savions qu'il fallait être prudent. A 2-0, nous avons peut-être baissé la garde. Cela nous a rappelé qu'il fallait faire attention. Quand je suis arrivé de la Juventus, je pensais pouvoir apporter la même chose. Mais j'avais du mal à imaginer gagner deux Ligues des Champions. Il y a quelques temps j'ai été blessé à Milan, mais au club, personne n'a douté que je reviendrai. J'ai une relation spéciale avec Milan, des sentiments très particuliers. Cette saison, jusqu'en janvier, je me sentais bien. Après, je me suis blessé et j'ai été moins bien. Mais mes partenaires m'ont conservé leur confiance."

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Maldini au panthéon  (football) posté le jeudi 24 mai 2007 17:18

Capitaine emblématique du Milan AC, Paolo Maldini a remporté mercredi soir face à Liverpool sa 5e Ligue des Champions. A presque 39 ans, le défenseur italien ne veut pas s’arrêter en si bon chemin.

Par Vincent Duchesne

Gagner, encore gagner des titres
«Je veux encore jouer une saison parce que, après la Ligue des Champions, je veux gagner le Championnat du Monde des Clubs. J'ai perdu cette compétition à trois reprises en trois participations». A peine la finale de la Ligue des Champions 2007 terminée que Paolo Maldini pensait déjà à la saison prochaine et révélait ses ambitions futures. A bientôt 39 ans, l’emblématique capitaine du Milan AC n’a pas l’intention de raccrocher les crampons. Même si son genou commence sérieusement à lui rappeler que la fin est proche - une opération repoussée à maintes reprises est prévu cet été - il refuse de stopper son plaisir. Officiellement, rien n’est encore signé mais nul doute que la prolongation de son contrat devrait passer comme une lettre à la poste. Maldini a soif de victoire et cela semble agir comme une cure de jouvence. «Mettre fin à ma carrière sur cette victoire ? Ce serait sûrement un bel épilogue mais je veux gagner la Supercoupe d’Europe et la Coupe Intercontinentale pour ensuite peut-être dire stop», pouvait-on lire dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport.

6 victoires en C1 pour les Maldini
On l’aura compris, Maldini n’est nullement rassasié. Pourtant, son palmarès en inciterait plus d’un à goûter aux joies du farniente et d’une retraite bien méritée. Mercredi soir, les Rossoneri ont décroché la 7e victoire en C1 de leur histoire, soit deux succès de moins que le Real Madrid, recordman de l’épreuve. A lui seul, le défenseur italien en totalise cinq (1989, 1990, 1994, 2003, 2006) ! Les Maldini, six ! Car n’oublions pas son père, Cesare, capitaine du Milan AC, vainqueur contre Benfica en 1963. Autant dire que l’histoire européenne du club lombard est indissociable de celle de la famille Maldini. Une seule leur a échappée, celle de 1969. En soulevant la Coupe aux «Grandes Oreilles» au Stade Olympique d’Athènes, Maldini a surtout rejoint un groupe de sept capitaines ayant effectué ce geste plus d'une fois mais est devenu le seul à avoir remporté le trophée plusieurs fois lors de saisons non consécutives. Comme si cela ne suffisait pas, il a également rejoint Alfredo Di Stefano et Jose-Maria Zarraga, vainqueurs de l’épreuve à cinq reprises en 1956, 1957, 1958, 1956, 1960.

Le record de Gento en ligne de mire
Même si cette victoire aux dépens de Liverpool n’effacera jamais l’immense désillusion de 2005 face à ces mêmes Anglais, la seule finale de Ligue des Champions perdue par Captain Maldini, la profonde cicatrice du célèbre numéro 3 milanais semble quelque peu refermée. «Je suis heureux d'être dans un club si grand qui permet toujours d'oublier ses déceptions avec de nouvelles victoires», soulignait celui qui refusait récemment de parler de revanche, évoquer le passé n’étant pas le genre de la maison. Si Maldini regarde devant lui, il a dû s’apercevoir d’une chose : en cas de nouveau succès la saison prochaine, il égalera le record de Paco Gento, lauréat à six reprises en Ligue des Champions ! Tout simplement étonnant et impressionnant.


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Gros plan : Kakà, un saint à Milanello  (football) posté le jeudi 24 mai 2007 16:30

Ricadro Izecson Santos Leite est un miraculé, un homme pieux qui a ouvert son cœur à Dieu après que sa vie ait failli basculer. En effet, le joueur lors d’une journée chez ses grands parents se brise la 5e vertèbre après un plongeon raté dans la piscine. « Cet épisode m’a certainement renforcé sur le plan spirituel, Dieu m’a aidé à guérir alors que je risquais d’être paralysé pour toujours sur une chaise roulante. » En remerciement, Kakà célèbre tous ses buts en pointant ses index vers le ciel et en psalmodiant une prière à sa gloire.

Sa foi est si profonde et omniprésente qu’elle influe sur sa vie et sa carrière. Pour le brésilien, sans l’aide du divin, il n’aurait jamais réussi sa vie. C’est aussi ce qui le conduit à se fiancer à Caroline Celico une adolescente de 17 ans, qui restera au Brésil pendant qu’il joue à Milan. "Je veux suivre l’exemple de fidélité de mes parents qui sont mariés depuis vingt-trois ans", déclare-t-il et il le fera en se mariant en décembre 2005. Pour Berlusconi « c’est le fils idéal, le mari idéal, le gendre idéal. Il est beau, courageux, talentueux, éduqué, bon et il a une femme merveilleuse. Je leur ai dit qu’ils auront des enfants merveilleux. »

La religion et le football

Ses convictions religieuses font partie intégrante du joueur extraordinaire qu’est Ricardo Izecson Santos Leite. Son surnom lui vient de son petit frère qui n’arrivait pas à prononcer son prénom, Ricardo se transformant en ca ca, puis Kakà. Issu d’une famille aisée (papa est ingénieur civil, maman est professeur) né à Brasilia la capitale économique du brésil, totalement créée par l’architecte Lucio Costa et inaugurée en 1960. Le président Juscelino Kubitschek voulait symboliser le renouveau et la richesse du Brésil, tout en attirant la population et l’activité économique vers l’intérieur des terres. On lui a reproché de ne pas avoir parfait sa technique dans les favelas, pourtant le joueur n’a rien à envier à un Ronaldinho, ou un Robinho en matière de technique. D’ailleurs dès l’âge de 17 ans, Kakà fréquente la sélection espoir et joue en équipe première à Sao Paulo, où il a été formé. Il est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération, dans la lignée de Rivelino et Socrates pour son élégance balle au pied et son port altier. Un numéro 10 à l’ancienne comme pouvait l’être Platini ou Maradona, distillant passes et buts décisifs.

Ricky (son autre surnom) a d’ailleurs souvent brûlé les étapes. A 19 ans il signe son premier contrat pro ; à 20 ans il intègre la seleçao face à la Bolivie en 2002. Première avec les Auriverde et première victoire 6 à 0. Cette sélection lui permet d’accrocher le wagon du mondial 2002 et il devient champion du Monde ; certes en disputant seulement 19 minutes face au Costa Rica, mais il n’a que 20 ans et l’avenir devant lui. D’ailleurs Ronaldinho voit en lui le futur du Brésil « un joueur doté d’une excellente technique et de beaucoup de qualités individuelles », mais qui pense d’abord au collectif. Ricardo est dès lors pisté par les grands clubs européens, on parle même du PSG qui vient de permettre à Ronnie de s’habituer au football européen et qui est transféré au Barça. Mais, Leonardo, un ancien du club parisien va convaincre Berlusconi et son staff de recruter le meneur carioca.

L’incroyable finale perdue

Kakà devient donc milanais à l’été 2003, il quitte son club de toujours avec un super championnat de Sao Paulo. Ricky se trouve lancé sur la voie du succès, puisque la saison 2003/04 sera celle de la révélation de kakà au grand public. Il sera élu meilleur espoir et meilleur étranger du Calcio à la fin de la saison, avec le dernier scudetto du Milan. L’impact du brésilien sera immédiat, pouvant évoluer sur tous les postes offensifs du milieu de terrain, même si pour Juninho « c’est (avant tout) un vrai numéro 10. Très complet. L’un des derniers du circuit. Il va toujours de l’avant sans se poser de questions. » D’ailleurs ses coéquipiers avouent que sans lui Milan n’aurait jamais obtenu le titre.

La saison qui suit est plus compliquée, le mal brésilien le touche, il n’avance plus, il souffre, mais il finit l’année avec 7 buts en 36 matches. Mais c’est surtout la défaite en Ligue des Champions face à Liverpool qui marque la saison du rossonero. Milan mène 3 à 0 à la mi-temps et alors que tous les observateurs voient une victoire aisée des italiens, les reds font un retour incroyable sous l’impulsion de leur capitaine Gerrard. Le Milan s’inclinera finalement au tir aux buts, quoi de plus cruel ? Heureusement la sélection lui permet d’absorber cet échec grâce à la victoire des stars brésiliennes à la Coupe des Confédérations 2005 en Allemagne.

Le scandale du Calcio

De retour à milanello, Ricardo veut repartir de plus belle et il se lance à corps perdu dans une nouvelle saison avec pour objectif prioritaire de gagner le titre et de retourner en finale de la LDC. Mais, la Juve ( bien aidée par les relations que Luciano Moggi, son directeur sportif nouent avec les arbitres) remportera le titre ; s’ensuivra l’affaire du scandale du Calcio et la descente du club turinois, plus les points de pénalité pour Milan, la Fiorentina et la Reggina.

La finale de la Ligue des champions, les milanais la regarderont à la maison, éliminés en demi-finale par le futur vainqueur, le FC Barcelone ; après deux rencontres très disputées où le meneur brésilien ne réussit pas à faire la différence. Même si le joueur est aussi capable d’exploits individuels incroyables, comme son but en amicale face à l’Argentine à Wembley. A la lutte avec Leo Messi, il prend la balle depuis sa propre surface de réparation et remonte le terrain trop vite pour le petit argentin. Arrivé à proximité de la surface il fixe les derniers défenseurs et loge la balle hors de portée d’Abonzanderi.

La Coupe du Monde 2006, une nouvelle désillusion

Nouvelle saison blanche donc, mais la Coupe du Monde Fifa 2006 doit être l’avènement de la Dream Team brésilienne. Malheureusement, ils croiseront la route d’un Zidane inspiré et d’une « équipe de France en mission ». Avant la rencontre, Vieira confiera que le joueur qui l’a vraiment impressionné, c’est Kaka, par rapport à ses percées et à la vitesse à laquelle il va balle au pied. « Pour moi, il est peut-être le joueur le plus dangereux du Brésil ». Kakà inscrira l’un des plus beau but du Mondial en poule, mais il ne remportera pas de nouveau titre de Champion du Monde.

Les jours qui suivent la fin du Mondial voient le petit monde de Ricardo s’agiter. Le Real Madrid a un nouveau président qui souhaite recruter le meneur milanais. Les dirigeants madrilènes font le forcing pour enrôler la star. Ils prennent contact avec l’agent du joueur, mais Silvio Berlusconi ne veut pas entendre parler de transfert et même si, petit, Kakà rêvait du Real Madrid, son discours est tout en retenue. « En premier lieu le Real Madrid devrait appeler le Milan. Si les deux clubs se mettaient d’accord je n’aurais pas de problème. Je ne trahirai jamais le Milan, cependant si les deux clubs se mettaient d’accord... ».

Une saison en or

En tout cas, au vu de la saison qu’a réalisé le joueur, Milan ne regrette pas de l’avoir conservé. Après la perte de leur buteur emblématique Andrei Shevchenko, la saison sans Kakà aurait été catastrophique. D’ailleurs pour Sheva « Kakà est le plus fort cette année. Il mérite le ballon d’Or et je suis sûr qu’il l’aura, si ce n’est pas cette année alors ce sera dans un futur proche. » Le meneur milanais n’a jamais été aussi prolifique que cette saison en ligue des champions (10 buts en 10 rencontres). Il a été décisif en demi-finale face à Manchester, qualifiant presque à lui seul les milanais (2 buts magnifiques à Old Trafford et 1 autre au retour). Il sera un acteur déterminant de la finale de ce soir à Athènes face aux Reds.

En cas de victoire, Kakà pourrait dès lors prétendre au titre de meilleur joueur de la Ligue des champions pour lequel il est présélectionné au même titre que Drogba ou Cristiano Ronaldo. On murmure également une distinction encore plus honorable en coulisse en parlant du ballon d’or, promis en mars à l’ailier Portugais. Même si le meneur brésilien déclare avec humilité que « Messi et C. Ronaldo sont, actuellement, les meilleurs joueurs du monde ».

Un homme normal

Kakà n’est pas qu’un technicien hors pair capable de dribbler et accélérer sans jeter un regard sur son ballon. La tête haute, toujours, très élégant et désormais décisif, Ricky se sent avant tout un homme de foi qui pense aux autres avant tout, investi d’une mission. Après sa finale il pourra partir en vacances car il ne veut pas disputer la Copa America cette année. « Je ne me repose pas depuis 3 saisons, je ne pourrais donc pas offrir les performances attendues. » Ricardo Izecson n’est pas un surhomme, et il aspire à plus de tranquillité et de repos.

Pour lui, sa notoriété lui confère certains privilèges (il est mannequin pour Armani) mais aussi des obligations, « je parle avec les supporters, je pose pour une photo avec eux, mais j’essaie toujours de leur expliquer que je suis comme eux, un homme normal, avec ses joies et ses peines. » Sa prochaine joie serait de pouvoir soulever, ce soir la coupe aux grandes oreilles.

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