Accueil Date de création : 28/04/05 Dernière mise à jour : 31/12/08 16:27 / 2804 articles publiés
 

La reine Isinbayeva  (Autre) posté le samedi 27 décembre 2008 19:58

Du 22 au 31 décembre, découvrez notre Top 10 des plus grands sportifs de l'année 2008. Honneur aux dames. 10e, la Russe Yelena Isinbayeva ouvre le bal. 2008 a confirmé sa suprématie sur une discipline, la perche, qu'elle a permis de hisser au sommet de l'athlétisme.

15 membres de la rédaction d'Eurosport.fr ont participé au vote, désignant leurs 10 sportifs les plus marquants de l'année 2008. Des points sont attribués à chacun, une première place rapportant 10 points, une deuxième neuf, et ainsi de suite.

10e - 28 POINTS
Nom: Isinbayeva
Prénom: Yelena
Date de naissance: 3 juin 1982
Nationalité: Russe
Sport: Athlétisme

. POURQUOI ELLE?

Autant le dire tout de suite, Yelena Isinbaeva est la seule femme à figurer dans notre Top 10 international. Valentina Vezzali, Stephanie Rice ou Tirunesh Dibaba auraient sans doute mérité elles aussi une citation, mais cette année 2008 a davantage été marquée par les vedettes masculines, à l'instar des Jeux de Pékin, dont les grandes stars furent Michael Phelps et Usain Bolt. Seule Isinbayeva a donc réussi à se frayer un chemin. Pourquoi? D'abord parce que son année, sportivement, a été parfaite. Championne du monde en salle au coeur de l'hiver, et bien sûr championne olympique à Pékin, pour la deuxième fois de sa carrière. En Chine, la Russe a ajouté une touche de panache en battant pour la 14e fois de sa carrière le record du monde en plein air.

Outre les résultats bruts, deux éléments jouent en faveur d'Isinbayeva. A commencer par le côté absolu de sa domination. La perche féminine, aujourd'hui, se résume à Isinbayeva, invaincue dans un grand championnat depuis 2003. Elle incarne à elle seule cette discipline encore jeune, et la porte sur son seul nom. Bien plus encore qu'une Stacy Dragila avant elle, elle lui a donné ses lettres de noblesse et une forme de crédibilité aux yeux du grand public. La Russe est avant tout un monstre d'orgueil. Une vraie combattante, prête à tout pour rester la meilleure. "Cette année, j'étais plus motivée que jamais, parce que certains ont commencé à dire que je ne progressais plus, que mon règne allait bientôt se terminer. Cela m'a mis en colère", explique-t-elle. Enfin, comment l'ignorer, il y a ce qu'Isinbayeva dégage. Un soupçon de charme, un indéniable charisme qui ne font qu'ajouter à son statut de star.

. 2008 EN 5 DATES

16 février: A Donetsk, Isinbayeva efface 4,95m en salle, battant ainsi le 21e record du monde de sa carrière.

8 mars: Troisième titre mondial consécutif en salle. Un saut à 4,75m lui permet de devancer l'Américaine Jennifer Stuczynski.

11 juillet: un mois à peine avant le début des Jeux, elle débute sa saison en plein air, à Rome. Résultat, 5,03m. Elle améliore de deux centimètres son propre record du monde, qui datait de 2005. Il ne tiendra que 19 jours...

18 août: Sans rivale, la Russe s'adjuge un deuxième titre olympique de rang. Elle enflamme le Nid d'Oiseau en signant, en prime, un nouveau record du monde, passant 5,04m à son troisième et dernier essai.

23 novembre: Pour la troisième fois en cinq ans (après 2004 et 2005), elle est nommée athlète féminine de l'année par l'IAAF. Hommes et femmes confondus, seul Hicham El Guerrouj a également reçu trois fois cette distinction.

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2008 en ballon (2/2)  (Autre) posté le vendredi 26 décembre 2008 00:55

L'année a été forte en émotions footballistiques. De la victoire de l'Egypte en Coupe d'Afrique des Nations au titre de champion du monde des clubs de Manchester United, revivez les moments marquants de 2008. Deuxième partie : juillet à décembre.

DEUXIEME PARTIE : JUILLET A DECEMBRE

3 juillet : DOMENECH, LE SURVIVANT

Raymond Domenech reste sélectionneur de l'équipe de France. Jean-Pierre Escalettes n'a pas cédé à la pression populaire et au lobbying de France 98. Maintenu sous conditions, l'ancien patron des Espoirs sera définitivement confirmé en octobre.

>Domenech en conditionnelle

1er août : THURAM, LE COEUR GROS

Alors qu'il allait s'engager au Paris Saint-Germain, Lilian Thuram, 142 sélections en équipe de France, met un terme à sa carrière. Une anomalie cardiaque a été détectée lors de la visite médicale. L'ancien joueur de la Juventus préfère ne pas prendre de risques.

>Thuram : "Il était temps"

6 septembre : L'AUTRICHE COULE LA FRANCE

Pour son premier match officiel depuis l'Euro, Raymond Domenech sombre avec l'équipe de France en Autriche (3-1). Philippe Mexès réalise une partie catastrophique. Ses coéquipiers ne sont guère meilleurs. La tempête s'abat de nouveau sur l'équipe de France.

>En plein dans le mur

11 octobre : LA CATASTROPHE EVITEE

Menée 2-0 après un début de match calamiteux, l'équipe de France se reprend grâce à Ribéry et Gourcuff. Les Bleus repartent de Roumanie avec un nul salvateur pour Raymond Domenech. Le sélectionneur sera confirmé dans ses fonctions par la fédération. Les Bleus terminent l'année à la troisième place du groupe 7 des éliminatoires de la Coupe du monde.

>Domenech reste en poste

19 novembre : MARADONA REPREND DU SERVICE

La sélection argentine patine. Le sauveur de la patrie sera Diego Maradona. Pour remplacer Alfio Basile, démissionnaire, la fédération a fait appel à son meilleur joueur de tous les temps. El Pibe de Oro aura pour mission de redonner des couleurs aux doubles champions du monde (1978, 1986).

>L'Argentine dans les bras de Maradona

25 novembre : LYON, COMME D'HABITUDE

Vainqueur sur le terrain de la Fiorentina (1-2), l'Olympique Lyonnais se qualifie pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. C'est la sixième fois de suite. L'OL est au rendez-vous. Pas Marseille, ni Bordeaux qui tomberont dès le premier tour. Pour espérer jouer les quarts de finale, il faudra maintenant passer sur le corps du FC Barcelone. C'est pas gagné.

>Lyon, l'arbre qui cache la forêt

2 décembre : RONALDO, EVIDEMMENT

Malgré un Euro raté, Cristiano Ronaldo est sacré Ballon d'Or. Logique tant le joueur de Manchester United a dominé son sujet ces douze derniers mois. Champion d'Angleterre et d'Europe, meilleur buteur de Premier League et de la Ligue des Champions, le Portugais était bel et bien le plus fort.

>La saison de Ronaldo

20 décembre : LYON FAIT DE LA RESISTANCE

Après quatre matches sans victoire, l'Olympique Lyonnais s'impose pour la première fois depuis 1995 au stade d'Ornano face à Caen (0-1) grâce à la dixième réalisation de Karim Benzema. Les Gones sont champions d'automne mais la première partie de saison n'a pas été de tout repos.

>Lyon peut-il tout perdre ?

21 DECEMBRE : MU, NOËL AVANT L'HEURE

Champion d'Angleterre, champion d'Europe et maintenant champion du monde. A Tokyo, Manchester United bat Quito (1-0) en finale du Championnat du monde des clubs et conclut une année de rêve.

>Rooney avait la clé

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2008 en ballon (1/2)  (Autre) posté le vendredi 26 décembre 2008 00:50

L'année a été forte en émotions footballistiques. De la victoire de l'Egypte en Coupe d'Afrique des Nations au titre de champion du monde des clubs de Manchester United, revivez les moments marquants de 2008. Première partie : janvier à juin.

PREMIERE PARTIE : JANVIER A JUIN

. 10 février : ETERNELLE EGYPTE

Deux ans après son sacre à domicile, l'Egypte remet ça du côté du Ghana. Les Pharaons s'imposent en finale de la Coupe d'Afrique des Nations face au Cameroun et décrochent leur sixième succès. Un record. Le seul but de la partie est signé Abou Trika (76e).

>L'Egypte au firmament

4 mars : LYON N'AVAIT PAS LES ARMES

L'écart n'est pas si grand. Mais Lyon est tombé en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, écarté par Manchester United, futur vainqueur de la compétition. A l'aller, les Lyonnais ont concédé le nul à Gerland (1-1). A Old Trafford, les Red Devils ont assuré et n'ont jamais vraiment été inquiétés par un champion de France trop timide (1-0).

>Lyon n'a pas rugi

12 mars : LA FRANCE RAYEE DE LA CARTE

Après Lyon, il y avait encore Marseille. Mais les Olympiens finissent droit dans le mur en huitièmes de finale aller de la Coupe de l'UEFA. Face à un Zénit Saint-Pétersbourg largement prenable, l'OM paie un cruel manque de réalisme au match aller (3-1). Les Russes plient l'affaire au retour (2-0). Il n'y a plus de clubs français en Coupe d'Europe.

>Un OM sans caractère

19 mars : CARQUEFOU, C'EST FOU !

Une semaine après avoir plié en C3, l'OM quitte la Coupe de France, éliminé par les amateurs de Carquefou (1-0). L'équipe de CFA2 s'impose grâce à un but signé N'Doye (7e). Les "nababs" et les "vizirs" olympiens, dixit Pape Diouf, sont punis. Carquefou tombera en quarts face au PSG (0-1).

>Carquefou de joie !

29 mars : "BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS..."

La finale de la Coupe de la Ligue avait tout pour être une fête. Elle pouvait également égayer la saison de Lens ou du Paris Saint-Germain, très décevants en championnat. Le PSG repartira finalement avec le trophée sous le bras mais embarrassé d'une polémique liée à une banderole insultante déployée par certains de ses supporters. Un temps radié de l'édition 2008/2009, Paris sera finalement réintégré.

>La banderole de la honte

25 avril : LES CANARIS S'ENVOLENT VERS LA L1

Un match nul face à Montpellier (1-1) et revoici Nantes. Après une saison au purgatoire, les Canaris reviennent en Ligue 1. Ils seront accompagnés du Havre et de Grenoble.

>Revoilà Nantes !

4 mai : HERR RIBERY AU SOMMET

Franck Ribéry, plus gros transfert de l'histoire de la Bundesliga, a réussi son pari. Adopté par les supporters du Bayern Munich et joueur clé du club bavarois, le Français remporte le titre de champion d'Allemagne. Blessé aux adducteurs, Ribéry ne joue pas face à Wolfsburg (0-0). Pas de quoi lui faire perdre le sourire.

>Les petites phrases de Ribéry

17 mai : LYON PUISSANCE 7

L'Olympique Lyonnais a été repoussé dans ses derniers retranchements par Bordeaux. Mais l'OL est encore champion de France. A l'issue de la 38e journée et une victoire à Auxerre (1-3), les Rhodaniens devancent Bordeaux et Marseille. Lens descend en Ligue 2.

>Les clés d'un 7e titre

21 mai : TWIST AGAIN A MOSCOU

Pour la troisième fois de son histoire, Manchester United remporte la C1. Après 1968 et 1999, les Red Devils, qui n'ont jamais perdu une finale européenne, s'en vont triompher à Moscou. L'adversaire malheureux de MU ? Celui-là même qui a plié en Angleterre face aux Mancuniens, Chelsea. MU l'emporte aux tirs au but (1-1, 6 tab à 5).

>Manchester rouge de plaisir

17 juin : TRISTE FRANCE

A peine commencé, l'Euro est déjà fini pour une équipe de France décevante. Après un nul face à la Roumanie (0-0), une raclée face aux Pays-Bas (1-4), les Bleus tombent face à l'Italie (0-2) lors de la dernière journée du premier tour. Raymond Domenech ne veut pas parler d'échec et demande sa compagne en mariage...

>Les raisons d'une déroute

29 juin : L'ESPAGNE EST DE RETOUR

L'Espagne n'a plus à rougir. Sevrée de succès depuis 1964, la Furia Roja est de nouveau au sommet de l'Europe. A Vienne, la bande de Luis Aragones remporte le Championnat d'Europe aux dépens de l'Allemagne (1-0). Un succès totalement mérité.

>L'Espagne, la victoire par le jeu

Deuxième partie à suivre...

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Bilan Pilotes (3/3)  (formule1) posté le mardi 25 novembre 2008 16:01

Retour sur la saison des 20 pilotes du Mondial 2008. Notre 3e volet est consacré à Rosberg (Williams), Barrichello (Honda), Nakajima (Williams), Coulthard (Red Bull), Bourdais (Toro Rosso), Button (Honda), Fisichella et Sutil (Force India). En permanence au bord de l'explosion. Voici pourquoi.

13-Nico Rosberg (Williams) 17 points

Irrégulier et disons-le franchement un peu décevant. L'Allemand a marqué 14 de ses 17 points grâce à des safety cars, en Australie (3e) et à Singapour (2e). Il aurait terminé 5e à Monaco, autre circuit urbain où il s'est encore montré à l'aise, sans une faute en fin de course. On a vu la FW30 en grande difficulté dès la 2e course, en Malaisie, et à la suivante, à Bahreïn : elle manquait de grip dans certaines circonstances (température élevée, bitume lisse) et souffrait plus généralement dans les courbes rapides. Pas l'idéal pour un bolide de F1... A Montmolo, circuit standard par excellence, le brave Nico, ordinairement pas manchot en qualif, a sombré dans les réglages et la perplexité. L'équipe a fait des efforts, sorti en Turquie un aileron prévu pour Magny-Cours, sans pouvoir l'empêcher de glisser en milieu de tableau. Interdit d'aller voir ailleurs en 2009, il n'a pas pu entretenir la pression sur le bureau technique comme a si bien su le faire Alonso. Balloté même par Nakajima sur quelques meetings de fin de saison. La tête à 2009 et ses espoirs placés dans le nouveau règlement. "Autrement, j'aurai perdu la foi", a-t-il avoué.

14-Rubens Barrichello (Honda) 11 points

"J'ai toujours la flamme", avait-il proclamé après son miraculeux podium à Silvertone, sa dernière course dans les points. Son appel n'a pas été entendu : Honda n'activera pas sauf énorme surprise l'option sur sa 4e année. Le Brésilien aimerait qu'on croit au succès de la reformation de son duo avec Ross Brawn mais du temps de Ferrari c'est Schumacher qui développait la "rossa". Et puis, l'histoire ne repasse pas les plats et Coulthard a déjà fait le coup en 2007 et 2008 à Red Bull, sur le mode "Souvenez-vous, moi, McLaren et Newey…" En mal de publicité, Rubinho a prétendu à Monaco qu'il avait battu le record de départs en Grands Prix de Ricardo Patrese (c'est pas rien) en comptant trois Grands Prix auxquels il n'avait pas participé ! Il vient de sortir l'argument massue, l'ultime, celui qui doit faire pencher la balance pour rester en 2009 : mincir pour lutter contre le surpoids du système de récupération d'énergie (KERS). 77 kg pour 1m 72, ce n'est effectivement pas un format de champion, surtout quand on sait que Robert Kubica accuse 74 kg pour 1m 84 depuis l'hiver dernier.

15-Kazuki Nakajima (Williams) 9 points

Le syndrome du mal qualifié qui voit dans le départ dominical l'opportunité d'enterrer sur un coup de freinage un piètre samedi après-midi. Mais n'est pas Takuma Sato qui veut. Et puis, point trop d'optimisme il n'en faut. Le sympathique débutant japonais regorgeait encore d'énergie dans les roue d'Alonso à Valence, et sous régime de neutralisation en Australie, dans l'aileron arrière de la BMW de Kubica... Toujours misérablement qualifié (un seul top 10, à Singapour), "Kamikazuki" a aussi fait des siennes aux dépens de Fisichella à Spa. La marque d'un pilote pas encore mûr, puisque passé une seule saison en GP2 alors qu'il en aurait bien fallu deux… Mais quand McLaren sort un Hamilton et Red Bull un Vettel, Toyota veut avoir son génie quite à anticiper. En fait, le Japon n'a pas rendu service à son espoir en le mettant trop tôt en couveuse chez Williams. Une pillule passée avec la motorisation. L'an prochain, Kamui Kobayashi, N.3 de Toyota, poursuivra ses classes au niveau 2 (GP2+GP2 Asie 2008 et 2009), se profilant comme un redoutable concurrent pour lui au poste de remplaçant du possible futur retraité Jarno Trulli, fin 2009.

16-David Coulthard (Red Bull) 8 points

Il était temps qu'il parte car plus personne ne le respectait ! Felipe Massa dès le premier Grand Prix comme d'autres pilotes de tous horizons (Button, Glock, Vettel, Barrichello, Nakajima…) avec qui il a cassé du carbone. L'année de trop pour le vétéran écossais de 37 ans. On a vu "Uncle David" plutôt que "DC1", et encore. Si l'expérience servait à aller plus vite, ça se saurait depuis longtemps. Du haut de ses 247 bulletins d'engagement, le gentleman écossais s'en est fait remontrer par un gamin de 21 ans placé à égalité de matériel chez Toro Rosso à partir du sixième Grand Prix… Le vice-champion du monde 2001 n'a pas compris ce que la STR4 avait dans le ventre (Webber non plus) et avec quatre présences en Q3 sur 18 possibles, ses courses étaient déjà pliées dès le samedi. Reste un ultime podium par élimination à Montréal et un rôle d'essayeur-ambassadeur du Taureau en 2009.

17-Sébastien Bourdais (Toro Rosso) 4 points

Auréolé de quatre titres de ChampCar, le Français n'imaginait pas vivre une telle première année parmi l'élite. Sa première course fût à l'image de sa saison : d'un sadisme consommé. Il roulait 4e à Melbourne, contenait facilement Alonso, lorsque son moteur Ferrari connut une rare casse. Comment alors apprécier les deux points d'une 7e place ? Malheureusement, il s'agissait déjà de la moitié de son quota annuel. Car la suite a ressemblé à un dur apprentissage. En Malaisie, son bolide lui échappe dès le premier tour sans savoir pourquoi. Puis arrive l'épisode de Montmelo, où il braque sur Piquet sans l'avoir vu. Il a montré sa vélocité en qualif mais il rentre sans point. Montmelo est aussi le circuit où il a testé pour la première fois la nouvelle Toro Rosso, qu'il a fracassée. Un coup de froid est passé dans l'équipe et il présente ses excuses. Dur apprentissage, encore une fois quand on sait que Vettel a "touché" la voiture en février en essais pour Red Bull. Et puis, le scenario se répète à l'heure des stratégies : quand Vettel est libre d'ajuster, il se fait dicter les siens en matière de pneus et de carburant (plus importante évidemment). Un peu cobaye pour Vettel et rebelle à Monaco, où son discours est moyennement apprécié lorsqu'il avoue n'avoir pris aucun risque pour ramener la voiture à la maison. Que dire ? La nouvelle STR est introduite de façon incongrue et interdiction lui est signifiée de casser quoi que ce soit d'important car les pièces manquent depuis les fracas de Montmelo... Dans un étau, Bourdais entend quand même dire de Berger qu'il est "un bon mec", droit, courageux, bosseur, et ça libère de la pression. Mais la nouvelle caisse lui convient moins bien alors que Vettel s'amuse avec, et gagne. Supplicié dans le dernier tour à Spa : il est tétanisé à l'idée de sortir alors qu'Alonso et Heidfeld mieux chaussés lui foncent dessus, et que Vettel le passe avec les mêmes gommes. De 3e à 7e... Monza est du même tonneau : le podium lui était promis, dixit l'équipe. S'il était parti avec les autres ! Encore cruel... Puni par Trulli à Sao Paulo pour les contentieux de Spa et Shanghai, il sera bientôt comparé au "budgétisé" Sato à Montmelo. Sans garantie d'avenir.

18-Jenson Button (Honda) 3 points

La Buttonmania n'existe plus depuis longtemps sur l'échiquier de la F1 et ce n'est pas le sensationnel titre de Hamilton et l'espace médiatique que pourrait bientôt occuper Di Resta qui arrangeront ses affaires domestiques. Le Britannique milite pour que Barrichello reste et on le comprend : la misère se vit mieux à deux que seul et un Bruno Senna venu du GP2 lui botterait bien le cul ! Dans sa 9e année de F1, "JB" a proposé des prestations indigentes : un seul top 10 sur la grille et une seule arrivée primée, à Montmelo (6e). En fait, il faut remonter aux circonstances de son transfert définitif chez Honda pour comprendre pourquoi il en est arrivé là. Pour racheter son contrat 2006 chez Williams, il avait réglé personnellement un lourd dédit, compensé par un engagement de quatre ans chez Honda. Le problème est que le constructeur japonais a dans le même temps contracté Barrichello pour trois ans, plus une année en option. Dès lors qu'ils étaient d'accord pour dire que les RA107 et 108 étaient irrécupérables et qu'ils en tiraient les mêmes chronos, il ne pouvait y avoir émulation. Aujourd'hui, Button peut au moins savourer les petits plaisirs de son anonymat retrouvé et s'adonner à quelques loisirs qu'il apprécie, comme du camping incognito dans le Sud de la France.

19-Giancarlo Fisichella (Force India) 0 points

De Renault à Force India… On se demandait si c'était courageux ou pathétique. C'était courageux, c'est devenu pathétique. Le vétéran italien (35 ans, 241 gp) a livré quelques belles qualifs avant de se liquéfier : que des dernières ou avant-dernières lignes sauf à Melbourne, où il était très motivé, et à Monza, où plusieurs gros bras se sont fait piéger sur les choix de pneus. Un seul top 10 dominical, ça paraît également faible. Son plus gros problème est aujourd'hui les départs du technicien Mike Gascoyne (ex-Renault) et du directeur général Colin Kolles, qui avait milité pour sa venue.

20-Adrian Sutil (Force India) 0 points

Des larmes à Monaco où une embardée de Kimi Räikkönen l'a privé d'une splendide 5e place. Cruel car l'occasion d'un tel résultat ne s'est jamais représentée. La comparaison en vitesse pure avec le finissant Fisichella ne l'a pas franchement servi et on l'a vu collectionner les abandons à force de torturer ses trajectoires et sa machine. Il est rare de voir un pilote faire une grande carrière après des statistiques aussi faibles

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Bilan Pilotes (2/3)  (formule1) posté le mardi 25 novembre 2008 15:45

Retour sur la saison des 20 pilotes du Mondial 2008. Notre 2e volet est consacré à Kovalainen (McLaren), Vettel (Toro Rosso), Trulli (Toyota), Glock (Toyota), Webber (Red Bull) et Piquet (Renault). Tous ne s'en sont pas bien sortis...

7-Heikki Kovalainen (McLaren) 53 points

Il faut rappeler que le Finlandais avait tout à réapprendre après une bonne saison de rookie chez Renault et qu'il n'y avait rien d'évident à se remettre d'un des plus gros crashes de la saison à Montmelo. Il est donc parti avec une bonne longueur de retard son Hamilton et a d'abord essayé de serrer le jeu en qualification. Les chiffres désavantageux de son duel (4-14) masquent le sacrifice de sa position de N.2 dissimulée tôt dans la saison : McLaren a en effet souvent plus rempli sa MP4 pour couvrir les risques d'une météo particulièrement indécise cette année. Son équipe regrettera surtout qu'il n'aie pu se mélanger plus aux Ferrari ; c'est là que les Gris ont perdu le Mondial Constructeurs. Reste une magnifique pole position à Silverstone et une victoire chanceuse en Hongrie, héritée dans la fumée du V8 de Massa. Mais il avait eu son lot de malchance.

8-Sebastian Vettel (Toro Rosso) 35 points

35 points sur les 39 de Toro Rosso, dont 29 dans les 6 derniers gp. Bref, la sensation du Mondial. Bien élevé, rapide, le jeune polyvalent n'a eu de cesse de ridiculiser la maison mère avec sa Red Bull de location. Sa victoire -doublée d'une pole position- à Monza fait un peu penser à celle qui avait fait entrer son illustre compatriote Michael Schumacher dans le cercle des vainqueurs en 1992, à Spa-Francorchamps. Le plus jeune vainqueur de tous les temps -21 ans et 73 jours- a tiré un formidable parti de nombreuses courses disputées cette saison sur des pistes mouillées ou humides. Surtout, il s'est adapté plus que d'autres -comme l'a reconnu Bourdais- au nouveau règlement de l'électronique standard qui a rendu le train arrière des monoplaces plus susceptible. Un avantage dans les situations précaires et les espaces exigus comme Monaco ou Singapour (5e). Faenza termine donc au 6e rang Constructeurs et accoler l'adjectif "modeste" à la STR était infondé.

9-Jarno Trulli (Toyota) 31 points

Jarno Trulli a fait du Jarno Trulli... Depuis le début de sa carrière, l'Italien est un peu dépendant des conditions de pistes et de ses affinités avec les circuits. Trois jours avec ou trois jours sans... Il a rarement relevé le samedi ou le dimanche une courbe de performance stagnante le vendredi. La TF108 avait un défaut : elle avait un mal fou à chauffer correctement les gommes dures. Il s'est plus d'une fois retrouvé en mal de grip. Son podium à Magny-Cours a été un moment fort pour l'équipe après le décès d'Ove Andersson, fondateur du projet WRC, porteur de celui des 24 heures du Mans et pionnier de l'engagement F1. Trulli s'est fait remarquer en plaçant une Toyota en 1ère ligne à Sao Paulo pour la première fois depuis 2005 mais le final du Grand Prix a encore une fois montré qu'il n'aimait pas tellement la pluie.

10-Timo Glock (Toyota) 25 points

L'Allemand a saisi sa deuxième chance. Il revenait à plein temps après quelques apparitions en gp chez Jordan en 2004, des piges en ChampCar 2005 et un titre GP2 2007. Après un hiver chronométriquement discret, il a attaqué la saison avec son style de casse-cou et fût sanctionné par un crash en Australie. En fait, il n'était pas à l'aise au volant de la TF108 et son dialogue à la hache avec ses mécaniciens ne faisait rien pour arranger les choses. Mais Toyota, qui l'a signé pour trois ans dont deux ferme, s'est penchée sur ses préoccupations et les résultats ont suivi. En faisant preuve de force de caractère puisque son podium hongrois (2e) est arrivé juste après son carton à Hockenheim. Il s'est rapproché de Trulli sur un tour en fin de saison (duel perdu 4-14 quand même) et restera quoiqu'il arrive célèbre pour le rôle involontaire qu'il joua par rapport à Hamilton dans le dénouement pauliste.

11-Mark Webber (Red Bull) 21 points

La question ne se pose plus : l'Australien n'appartient pas à la caste des grands et ne sera (très probablement) jamais champion du monde. Après 121 participations, il aimerait déjà mettre une victoire sur son CV, ce que sont parvenus à faire trois pilotes -plus jeunes que lui- cette saison. Après 2007 et la Red Bull "McLarenesque" première création d'Adrian Newey, 2008 devait porter la collaboration à son rendement maximal. On n'a rien vu, pas même un podium, avec une auto que Vettel a fait voler. Mais le dur de pilotage reste foncièrement honnête au micro : "Ce n'est pas de nouvelles pièces sur la voiture dont nous avons besoin, juste de mieux exploiter l'auto", a-t-il résumé dans la dernière ligne droite du championnat. Et l'an prochain, fini de jouer avec Coulthard, qu'il a proprement ridiculisé en qualif (16-2). La comparaison avec Vettel va être terrible…

12-Nelson Piquet (Renault) 19 points

Le petit Brésilien fils de triple champion s'est vu trop beau avec ses titres de champion en F3 britannique (pas un must dans le genre) et vice-champion en GP2 (dans sa seconde année, derrière le débutant-champion Hamilton) et a fait preuve d'une suffisance qui s'est retournée contre lui. Il faut vraiment fouiller dans le paddock pour lui trouver des supporters et l'équipe ne se répand pas en commentaires dithyrambiques à son égard ; seulement en compliments polis. Il souffrait de lenteur dans les virages lents en début de saison, d'un faible bagage technique et d'un pilotage irrégulier mais une année de préparation en tests. Bref, il avait une grosse marge de progression et ne semble pas l'avoir vraiment exploré. Il n'a intégré que cinq fois la Q3 et on ne compte plus ses humiliations en Q1 ou Q2 quand Alonso menait grand train. Il s'est montré à son avantage sur quelques rares circuits où la R28 était facile et il connut une courte accalmie estivale à Magny-Cours, Silverstone et Hockenheim (2e) avant de rechuter de plus belle. 4e aussi à Fuji, où Alonso a plané. Le bilan est nettement déficitaire mais on n'imaginait pas Flavio Briatore, qui a signé un contrat de management personnel de dix ans, le lâcher comme ça. Après avoir essayé sans succès de le transférer, il l'a reconduit pour 2009 sous la pression du big boss franco-brésilien, Carlos Ghosn. Alonso peut dormir tranquille.

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